Vendredi soir un peu avant 18h. Ça y est. Dès les premiers pas dans l’allée du Thabor, on est enveloppés par une ambiance singulière et joyeuse. Mythos s’est réapproprié les lieux, faisant corps avec la beauté du jardin. On se retrouve comme dans un autre temps, agréablement perdus dans les décors. La chaleur du festival se fait sentir, encore un peu timide, en éveil, et qui pourtant nous plonge déjà dans son univers merveilleux.
Au Cabaret Botanique, dressé majestueusement sur des colonnes en bois verni, techniciens et musiciens s’affairent avant la première soirée qui s’annonce. Les bénévoles s’activent sous les tentes en toile cirée, les premiers visiteurs s’emparent des pelouses.
Puis après avoir erré quelques minutes pour s’imprégner de l’atmosphère conviviale naissante, on s’approche de la terrasse où nous sommes attendus pour l’inauguration. L’entrée sous le chapiteau se fait timidement, chacun hésite à s’avancer avant que le directeur nous invite à approcher. Les paroles de représentants de la ville, de la région et du monde culturel se succèdent, tous pleins d’espoirs et d’enthousiasme pour la vingt-et-unième édition de Mythos qui se lance. On retient une citation de Sorj Chalandon rappelant que « la culture enfonce les portes imbéciles », mission pour laquelle Mythos se positionne en point d’orgue. Dix jours qui offrent à voir des artistes proches de leur public, qui poursuivent l’ambition rennaise d’une culture en continu. Mais le festival Mythos c’est aussi une culture accessible à tous, qui ne se voit pas toujours, auprès de la protection judiciaire de la jeunesse et des personnes en situation de handicap. Mythos est là pour rappeler que la parole est précieuse et permet de dire le monde lors d’un temps de rencontre et d’exigence artistique.
Les applaudissement se succèdent aux discours, en symbiose avec le son des basses du Cabaret Botanique et des cloches de la chapelle des Carmes. Les discussions reprennent bon train, une coupe à la main, entre rencontres et retrouvailles. Mythos, c’est maintenant !
Photo © Loewen photographie